Appel à communications au colloque international
L’innovation en sciences du langage
Regards croisés et synergies disciplinaires
Les 26 et 27 octobre 2026
Université MUST et Université du Caire (Égypte)
Colloque co-organisé par l’Université MUST & l’Université du Caire (Égypte)
L’Université Marie et Louis Pasteur & l’INALCO (France)
Les sciences du langage constituent un champ de recherche pluridisciplinaire consacré à l’étude des pratiques langagières dans leurs dimensions structurelles, fonctionnelles, sociales, cognitives, politiques et éducatives. Elles regroupent notamment la linguistique, l’analyse du discours, la traduction et la didactique des langues, quatre disciplines qui, tout en s’appuyant sur des cadres théoriques et méthodologiques solidement établis, partagent des objets d’étude communs et entretiennent des interactions disciplinaires croissantes.
Aujourd’hui, ces disciplines connaissent de profondes mutations, liées aux évolutions technologiques, sociales et culturelles. Ces transmutations recouvrent des enjeux importants, scientifiques certes, mais surtout sociaux, à l’heure où s’impose l’intelligence artificielle et où se reconfigure le rapport aux savoirs, à la connaissance et à la vérité.
Dans ce contexte, l’innovation occupe une place centrale, non seulement comme levier de transformation des pratiques, mais aussi comme objet d’étude scientifique à part entière. Elle invite à repenser ou réinterroger les processus par lesquels les idées nouvelles émergent, s’expérimentent et se diffusent, tout en influençant les cadres théoriques et les méthodes existants.
En linguistique, les méthodes d’analyse connaissent un renouvellement rapide sous l’effet de trois facteurs majeurs : le recours à des corpus massifs, les avancées du traitement automatique du langage (TAL) et le développement d’approches interdisciplinaires associant sciences humaines, sciences cognitives et sciences informatiques.
Les corpus numérisés, souvent multilingues et multimodaux, permettent désormais des analyses à grande échelle (McEnery & Hardie, 2012), susceptibles de mettre au jour des régularités linguistiques et des variations sociolinguistiques (Biber & Conrad, 2019), tout en soulevant des interrogations relatives à la représentativité, à la qualité et au statut des données. Le TAL, notamment à travers l’apprentissage automatique et les modèles de langage (Jurafsky & Martin, 2023), transforme en profondeur les pratiques analytiques en automatisant certains traitements et en ouvrant de nouvelles perspectives de recherche, en particulier dans l’étude de la variation linguistique et des interactions homme-machine. Ces évolutions s’accompagnent toutefois d’enjeux éthiques majeurs, liés notamment à la diversité linguistique et aux biais algorithmiques, comme l’ont mis en évidence Blodgett et al. (2020).
Par ailleurs, les collaborations avec les neurosciences (Hagoort, 2019) et l’informatique (Eisenstein, 2019) contribuent à l’émergence de nouveaux objets d’étude, tels que les dynamiques discursives en ligne (Herring, 2007) ou les langues minoritaires (Bird, 2020). L’ensemble de ces transformations conduit à une redéfinition des objets, des méthodes et des cadres théoriques de la linguistique, désormais appelée à intégrer une conception plus dynamique, située et contextuelle du langage (Croft & Cruse, 2004), tout en jouant un rôle central dans l’analyse des mutations communicationnelles contemporaines (Crystal, 2006).
En analyse du discours, l’émergence de nouveaux observables témoigne des mutations profondes des pratiques langagières contemporaines (Trimaille 2024, Boutet & Costa 2021, Maingueneau 2015 a, 2015 b). En circulant, les discours et les formes se recomposent sous l’effet conjoint des évolutions technologiques (Paveau, 2017) et des usages sociaux (Souchier et alii, 2019). Les textualités hybrides, mêlant écrit, oral, image et son, brouillent les frontières entre genres et registres, tandis que les pratiques numériques, qu’elles soient en ligne (réseaux sociaux, blogs) ou hors ligne (discours médiatisés), donnent lieu à des formes inédites d’énonciation, marquées par la fragmentation, l’interactivité et la viralité.
La délégation rédactionnelle, notamment à travers les dispositifs d’intelligence artificielle, ainsi que la circulation intermédiale (Mariniello, 2011) des contenus (d’un tweet à un article, d’une émission de radio à une page web, d’une vidéo à un podcast), complexifient encore leur analyse. Ces évolutions conduisent à réexaminer ou reconfigurer les catégories traditionnelles en intégrant la matérialité des supports, les dispositifs d’énonciation et les logiques d’hypertextualité dans des analyses de type sémiodiscursive (Simon et Touellec, 2018). Elles appellent ainsi à un décloisonnement disciplinaire, notamment avec la sémiotique et les sciences de l’information et de la communication (Klinkenberg, 2002), afin d’analyser les discours dans leurs conditions de production, de circulation et d’interprétation. L’analyse du discours s’attache de la sorte de plus en plus aux acteurs, aux publics et aux contextes médiatiques diversifiés dans lesquels les discours se transforment et prennent sens.
Dans le domaine de la traduction, les outils numériques et, plus particulièrement, les systèmes de traduction automatique fondés sur l’intelligence artificielle, tels que DeepL ou Google Translate (Castilho et al., 2017), transforment en profondeur les pratiques professionnelles et académiques. L’essor des modèles neuronaux et de l’apprentissage automatique redéfinit non seulement les processus traductifs, mais aussi les attentes en matière de rapidité, d’accessibilité et de productivité, tout en modifiant les conditions de production, de diffusion et de circulation des textes traduits. Ces métamorphoses s’accompagnent d’une intégration accrue des outils de traduction automatique dans le travail quotidien des traducteurs, entraînant une évolution des compétences requises, notamment vers la post‑édition et l’évaluation critique des productions automatiques (Tarhouch & Chalfi, 2025). De plus, les recherches sur la traduction automatique neuronale montrent que ces systèmes modifient les pratiques de post‑édition en réduisant le temps de travail dans certains contextes, tout en soulevant des défis spécifiques liés à la gestion des qualités linguistiques et contextuelles (Sarti et al. 2022). Enfin, certains travaux soulignent que l’intelligence artificielle pousse les traducteurs à redéfinir leur rôle professionnel, non plus seulement comme producteurs de texte, mais comme médiateurs linguistiques et culturels capables d’orchestrer l’usage raisonné des technologies au service d’une traduction nuancée et adaptée (Calenda 2025).
Ces évolutions soulèvent toutefois des défis majeurs : la garantie de la qualité des traductions, notamment pour les textes spécialisés ou littéraires (Kenning, 2020) ; les enjeux éthiques liés à une possible déshumanisation du processus traductif tels que la perte de nuances culturelles ou la question de la responsabilité en cas d’erreurs (Moorkens, 2021) ; ainsi que la nécessité d’adapter les dispositifs de formation afin de préparer les traducteurs à une collaboration critique, réflexive et éclairée avec les systèmes d’IA (O’Brien, 2012). Elles invitent ainsi à repenser le rôle du traducteur, désormais appelé à superviser, valider, contextualiser et enrichir les productions automatisées, tout en préservant la dimension humaine et interculturelle essentielle à la communication entre personnes. Par ailleurs, ces technologies ouvrent des perspectives importantes en matière de démocratisation de l’accès à l’information dans des contextes multilingues, tout en appelant à une vigilance accrue quant aux biais, aux limites et aux effets sociaux des algorithmes.
En didactique des langues, l’intégration de médiations numériques dans les pratiques pédagogiques, telles que les plateformes numériques ou les applications mobiles (Dudeney et al., 2013), permet de redéfinir les modalités d’enseignement-apprentissage des langues et des cultures et la manière d’« enseigner-apprendre », en favorisant la personnalisation des parcours et l’autonomie des apprenants (Chapelle, 2001). Ces dispositifs, incluant la réalité augmentée ou les chatbots pédagogiques (Godwin-Jones, 2018), facilitent l’accès à des ressources authentiques et multilingues, essentielles à une immersion linguistique et culturelle renforcée.
Les approches plurilingues et interculturelles (Candelier, 2014), inspirées du Cadre européen commun de référence pour les langues (Conseil de l’Europe, 2024), valorisent la diversité des répertoires langagiers (Coste et al., 2009, Kusharczyk, 2024) et encouragent des pratiques pédagogiques dynamiques, telles que le télétandem ou les projets collaboratifs (Piccardo, 2019). Ces démarches, ancrées dans des principes socio-constructivistes (Vygotsky, 1978), placent l’interaction entre élèves et enseignant au cœur des processus d’apprentissage (Nunan, 2004), tout en articulant étroitement dimensions linguistiques, culturelles et sociales.
Les écosystèmes numériques combinant plateformes d’apprentissage (Moodle, Canvas), classes virtuelles (Zoom, Teams, Renater), portfolios numériques (Class Notebook, Seesaw) au service de l’enseignement-apprentissage des langues, constituent, d’une part, un ensemble dynamique de ressources pédagogiques et de médiation linguistique pour l’enseignant et des outils d’analyse des interactions didactiques virtuelles et des espaces réflexifs pour le chercheur, de l’autre. Ces environnements numériques permettent d’améliorer les pratiques, de développer la réflexivité enseignante et de nourrir la réflexion en didactique des langues et des cultures.
Ce colloque se propose d’examiner les formes, les conditions et les effets de l’innovation en linguistique, en analyse du discours, en traduction et en didactique des langues, en mettant particulièrement l’accent sur :
♦ les apports théoriques et méthodologiques récents, qui redéfinissent les contours des disciplines et ouvrent des champs d’investigation inédits ;
♦les convergences et synergies possibles entre disciplines et entre acteurs de la recherche, afin de dépasser les cloisonnements traditionnels et de construire des approches intégrées ;
♦les retombées scientifiques, sociales et éducatives de ces dynamiques, à travers l’analyse de leur impact sur les pratiques professionnelles, les politiques linguistiques et les contextes d’enseignement et d’apprentissage ;
♦la place qu’occupent les nouveaux objets d’analyse dans les processus d’innovation, en tant qu’objets émergents, hybrides ou instables, et leur rôle dans le renouvellement des cadres théoriques, méthodologiques et empiriques.
En réunissant des chercheurs dont les approches se complètent : linguistes, discursivistes, traductologues, didacticiens, mais aussi spécialistes des sciences cognitives ou des technologies éducatives, chercheur.e.s en sciences de l’information et de la communication, sémioticien.nes, ce colloque vise à stimuler la réflexion critique, à encourager des échanges interdisciplinaires féconds et à tracer des pistes concrètes pour renforcer la collaboration au sein des sciences du langage. Il s’agira également d’explorer la manière dont ces innovations peuvent répondre aux défis contemporains, qu’ils soient technologiques, sociétaux ou éducatifs, tout en préservant la dimension humaine, située et contextuelle essentielle à la communication.
Nous invitons les enseignants-chercheurs, les chercheurs et les doctorants à rejoindre cette rencontre pluridisciplinaire pour enrichir le débat scientifique, en partageant leurs expériences et résultats de recherches et en explorant de nouvelles perspectives de collaboration susceptibles de créer de nouvelles synergies disciplinaires.
Le colloque se propose d’aborder la question de l’innovation dans les sciences du langage au prisme des quatre axes suivants :
Axe 1 : Innovation en linguistique
Cet axe s’intéresse aux transformations récentes de la linguistique, tant dans ses objets que dans ses méthodes et ses cadres théoriques, sous l’effet conjoint des avancées technologiques, des dynamiques sociales et des rapprochements interdisciplinaires. Il met en lumière les formes d’innovation qui renouvellent l’analyse du langage et contribuent à une meilleure compréhension des pratiques langagières contemporaines.
a. Nouvelles approches théoriques et méthodologiques : Renouvellement des modèles linguistiques, hybridation des cadres d’analyse et émergence de méthodologies innovantes permettant d’appréhender la complexité, la variabilité et la diversité des phénomènes langagiers.
b. Analyse de corpus et traitement automatique du langage : Exploitation de corpus massifs, multilingues et multimodaux, développement d’outils de traitement automatique du langage, et articulation entre analyses qualitatives et quantitatives pour l’étude des usages linguistiques.
c. Linguistique et interdisciplinarité : Interactions de la linguistique avec les sciences cognitives, les sciences informatiques, les sciences sociales ou les humanités numériques, favorisant l’élaboration de perspectives croisées et de cadres analytiques partagés.
d. Variation, contact et dynamique des langues : Étude des phénomènes de variation, de changement linguistique et de contact des langues dans des contextes plurilingues, migratoires ou numériques, en lien avec les transformations sociales, culturelles et technologiques.
e. Linguistique cognitive et sciences du cerveau : Apports des neurosciences et de la linguistique cognitive à la compréhension des mécanismes de traitement, d’acquisition et de production du langage, ainsi qu’à l’étude des relations entre langage, cognition et cerveau.
f. Éthique et enjeux sociaux de l’innovation linguistique : Réflexion sur les implications sociales, culturelles et éthiques des innovations linguistiques, notamment en matière de diversité linguistique, de biais, d’inclusion, de responsabilité scientifique et d’accès équitable aux ressources langagières.
Axe 2 : Innovation en analyse du discours
L’analyse du discours s’attache, par nature, à explorer des terrains et des contextes sans cesse en renouvelement. L’évolution des pratiques discursives, sous l’effet des transformations sociales, médiatiques et technologiques, requiert le développement d’outils d’analyse adaptés. Le chercheur est ainsi conduit à retravailler les cadres existants, à les enrichir ou à proposer de nouvelles articulations conceptuelles et méthodologiques. Cette dynamique d’innovation a notamment marqué les travaux du groupe Langage & travail (Borzeix & Fraenkel, 2005), les recherches en traitement informatisé des données discursives et textuelles (Née, 2017), ainsi que, plus récemment, le développement de l’analyse du discours numérique (Paveau, 2017a, 2017b).
Dans cette perspective, cet axe du colloque privilégiera les thématiques suivantes :
a. Traitement automatique des textes en analyse du discours : Articulation entre analyse du discours et outils de traitement automatique du langage, exploitation de méthodes computationnelles pour l’étude des corpus discursifs, et réflexion sur leurs apports, leurs limites et leurs implications théoriques.
b. Données multimodales et environnements numériques : Analyse de corpus multimodaux intégrant texte, image, son et vidéo, et prise en compte des dispositifs numériques (Souchier et alii, 2019) dans la production, la circulation, la transformation et l’interprétation des discours.
c. Nouvelles textualités et nouvelles généricités : Étude des formes discursives émergentes, des hybridations génériques et des reconfigurations, des normes textuelles et discursives dans les espaces médiatiques contemporains.
d. Discours sur l’intelligence artificielle, discours de l’intelligence artificielle : Analyse des représentations discursives de l’intelligence artificielle et des productions langagières générées par les systèmes d’IA (Raus et alii, 2025), ainsi que de leurs effets sur les pratiques sociales, professionnelles et communicationnelles.
e. L’innovation en discours : Réflexion sur les discours de l’innovation et sur les innovations discursives elles-mêmes, qu’il s’agisse de nouvelles formes d’énonciation, de circulation, de médiation ou de légitimation des discours.
f. Perspectives critiques et enjeux sociaux de l’innovation discursive : Analyse des enjeux éthiques, sociaux et politiques liés aux transformations des pratiques discursives, notamment en termes de pouvoir, de responsabilité, de visibilité des acteurs et de circulation des savoirs.
Axe 3 : Innovation en traduction
L’innovation en traduction s’inscrit au cœur des transformations technologiques, professionnelles et académiques qui affectent les pratiques traductives contemporaines. Le développement des outils numériques, de la traduction assistée par ordinateur (TAO) et des systèmes de traduction automatique fondés sur l’intelligence artificielle conduit à une redéfinition du rôle du traducteur, des processus de travail et des critères de qualité, tout en soulevant des enjeux éthiques, formatifs et interculturels majeurs. Ces évolutions interrogent à la fois les cadres théoriques de la traductologie et les conditions concrètes de production, de circulation et de réception des textes traduits.
Cet axe du colloque s’articulera autour des thématiques suivantes :
a. Outils numériques et traduction assistée par ordinateur (TAO) : Usages et évolutions des outils de TAO, gestion des mémoires de traduction, alignement et exploitation de corpus bilingues ou multilingues, et impact de ces technologies sur les pratiques professionnelles, la productivité et la formation des traducteurs.
b. Traduction automatique et enjeux de qualité : Évaluation de la qualité des traductions automatiques, pratiques de post-édition, fiabilité des systèmes selon les genres textuels et les domaines spécialisés, ainsi que réflexion sur les limites linguistiques, pragmatiques et culturelles de l’automatisation.
c. Traduction spécialisée et terminologie contemporaine : Traitement des terminologies spécialisées, gestion des néologismes et des domaines émergents, et articulation entre expertise disciplinaire, ressources terminologiques, outils numériques et innovation technologique.
d. Nouvelles pratiques traductives et innovation textuelle : Exploration de formes innovantes de traduction (traduction collaborative, localisation, adaptation multimodale, traduction créative ou augmentée), et analyse des transformations des textes traduits dans des contextes médiatiques, culturels et numériques diversifiés.
Axe 4 : Innovation en didactique des langues
L’innovation en didactique des langues s’inscrit dans un contexte marqué par l’évolution des besoins langagiers des apprenants, la diversification des publics scolaires et l’intégration croissante des technologies numériques et de l’intelligence artificielle dans les environnements éducatifs. Elle interroge les finalités de l’enseignement-apprentissage des langues, les modalités d’apprentissage, ainsi que le rôle des enseignants et des apprenants au sein de dispositifs de formation, initiale et continue, en constante transformation, tant dans les contextes institutionnels que non formels.
Cet axe du colloque portera notamment sur les thématiques suivantes :
a. Nouvelles pratiques d’enseignement-apprentissage des langues : Renouvelle-ment des démarches pédagogiques innovantes en didactique des langues, favorisant l’apprentissage centré sur l’apprenant, l’utilisation de dispositifs hybrides ou à distance, et la mise en œuvre de pédagogies actives, collaboratives et inclusives
b. Intégration des technologies éducatives : Usage des plateformes numériques, applications mobiles, environnements immersifs, dispositifs fondés sur l’intelligence artificielle et analyse des données d’apprentissage au service de la personnalisation des parcours, de l’accompagnement des apprenants et de l’évaluation.
c. Didactique plurilingue et interculturalité : Développement d’approches plurilingues et interculturelles favorisant la valorisation des répertoires langagiers des apprenants, la médiation linguistique et culturelle en articulation avec les standards européens et internationaux.
d. Formation contemporaine des traducteurs et des médiateurs linguistiques : Évolution des programmes de formation, articulation entre compétences linguistiques, numériques et interculturelles, et préparation des apprenants aux réalités professionnelles actuelles et aux transformations futures des métiers du langage.
Sont invitées des propositions de communications portant sur ces thématiques ou explorant d’autres questions en lien avec les enjeux contemporains de l’innovation dans les sciences du langage.
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